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Pendant les négociations sur le nucléaire iranien,les multiples trafics d’Hassan Afrashtehpour continuent

samedi 28 juin 2014, par sylex

Trafic d’armes israélo-iranien

Si cette information est passée sous silence en Europe, elle a fait la Une des médias israéliens. Le 12 mai 2014, à la veille de la reprise des négociations entre le groupe des 5+1 et l’Iran, un colon israélien, proche des groupes ultra-orthodoxes,a été interpellé à l’aéroport de Tel-Aviv. L’homme âgé de 64 ans, dont l’identité n’a pas été révélée, est soupçonné de trafic d’armes avec la République islamique.Selon le site iranien Irib, cette information a été largement relayée lors de l’ouverture des discussions à Vienne. Alors qu’Israël ne cesse de s’opposer à l’Iran, il paraît très surprenant que des Israéliens vendent des armes à leurs ennemis déclarés.

Ce n’est pas la première fois que des Israéliens sont pris en flagrant délit de fournitured’armes aux Iraniens en violation de l’embargo. En février dernier, deux hommes, Eli Cohen et AvichaiWeinstein ont été arrêtés pour des raisons similaires. C’est un journal grec, Kathimerini, qui a révélé cette affaire d’une grande ampleur. Ce trafic d’armes entre Israël et l’Iran portait sur des containers de pièces détachées d’avion de chasse, Phantom F-4, ainsi que sur des moteurs de véhicules blindés de transports de troupes et des systèmes de guidage pour missiles anti-aérien. En prime, ces cargaisons transitaient par les Etats-Unis, la Thaïlande, le Portugal et l’Allemagne. Ces deux trafiquants sont accusés par les autorités américaines de vendre des pièces d’équipements militaires à l’Iran depuis 2002. Pourtant, jusqu’à ce jour, ils n’avaient jamais été inquiétés. Sur son siteFrance-Irak actualités, le journaliste Gilles Meunier indique qu’Eli Cohen a été interrogé à six reprises au cours de ces douze dernières années. Assigné à résidence aux Etats-Unis, il a ensuite été libéré et sa licence d’exportation d’armes restituée. Motif ? Les autorités israéliennes n’auraient pas réussi à prouver que la destination finale de ces cargaisons était la République islamique d’Iran. Gilles Meunier conclu : « tout laisse à penser que les activités de Cohen et Weinstein sont couvertes par le Mossad. » De son côté, la chaine de télévision israélienne Channel 2 laisse entendre qu’il s’agirait d’une sorte d’opération d’infiltration et que le trafiquant : « n’aurait pas agit contre les intérêts d’Israël. » La géopolitique a parfois des raisons que la raison ignore.

Stealtraffic…

Invoquer la seule raison d’Etat ne suffit pas. L’odeur du souffre se mélange si bien avec l’odeur de l’argent et les trafics se font parfois, souvent sous des couvertures banales. Qui imaginerait que derrière la façade lisse d’une société de trading d’acier, se cachent des activités plus licencieuses ? Qui a-t-il derrière le rideau de l’entreprise Aria Gostar Iranian Navid Co ?

Hassan Afrashtehpour et ses deux associés Mohammadreza Aghaei et Yousef ZareiNikjeh ne tradent-ils que de l’acier ?

Selon le quotidien Iranien Aftab, Hassan Afrashtehpour a été accusé d’avoir perçu 60 millions de dollars pour importation de marchandises en Iran. Quelles étaient ces marchandises représentant une telle somme ? Déjà en 1997, Hassan Afrashtehpour et son frère avait été impliqués dans le scandale de la banque d’Etat Saderat et les accusations portaient sur des milliards de dollars. Mais comme pour Eli Cohen et AvishaiWeinstein, l’homme d’affaire iranien continue ses activités sans jamais être inquiété. Etrange non ? Est-ce à cause de la raison d’Etat ou à cause de l’odeur de l’argent ?