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Les risques sur les chantiers en hiver

vendredi 24 janvier 2014, par Publi-7

Un chantier en hiver quel que soit son type est soumis à un certain nombre d’aléas dus essentiellement aux conditions climatiques. Et la localisation du chantier est nécessairement un paramètre clé. La température extérieure moyenne en hiver n’est bien évidemment pas la même en Sibérie, en Alaska ou sur la côte d’azur. Pourtant la bonne gestion d’un chantier en hiver va dépendre essentiellement de la maîtrise des risques identifiés, évalués puis mitigés.

L’analyse et la gestion des risques

L’analyse des risques d’un projet de chantier (de construction d’une usine comme de lotissements de maisons neuves à Laval) doit impérativement être effectuée avant son démarrage. Dans les chantiers de plein air situés dans les régions particulièrement froides et glaciales proches des régions arctiques ou antarctiques où les températures fortement négatives sont enregistrées pendant plusieurs mois de l’année, il est absolument impératif d’adapter tout à la fois les conditions de travail du personnel de chantier aux intempéries, le choix des matériaux entrant dans la construction et globalement l’organisation générale et la logistique du projet à ces températures extrêmes. Une fois les éléments critiques identifiés, l’intensité de l’impact de chaque risque sera mesurée et quantifiée selon la combinaison de sa fréquence et de sa probabilité d’occurrence de façon ensuite à hiérarchiser l’ensemble des risques. Un plan de réduction des risques ou de leurs impacts si les risques ont une probabilité quasi certaine sera ensuite mis en place et géré convenablement par la direction du projet.

L’identification et la prévention des risques

Dans un chantier de construction, le gel de l’eau nécessaire à la construction (préparation du béton, utilités...) est un risque important à prendre en compte lors des parties conception, études, mise en route et construction. En traçant ou calorifugeant les conduites d’eau ou en disposant des résistances électriques dans les différents réservoirs d’eau, on peut facilement arriver à contrôler la température de l’eau au-dessus de son point de congélation et ainsi en disposer sans problèmes. D’autre part, le plus grand risque pour le personnel est bien évidemment la présence de gel ou de plaques de verglas sur le sol et sur les équipements indispensables présents sur le chantier comme les échelles ou les échafaudages. Ces éléments naturels conduisant à des surfaces particulièrement glissantes rendent extrêmement dangereux tout déplacement et tout travail physique en particulier en hauteur. Pourtant des moyens de prévention existent et devront absolument être mis en place avant toute opération comme le sablage des routes et des voies d’accès ou le port de chaussures antidérapantes. Le nombre d’accidents sur un chantier en hiver peut être en effet très élevé et freiner ainsi considérablement la progression du chantier sans mesures de sécurité appropriées et respectées par tout le personnel. La présence de givre sur les appareils peut également provoquer un nombre important de pannes et/ou de dysfonctionnements ralentissant la progression du chantier de construction. La prévention, la protection et la maintenance des équipements permettront notamment de réduire sensiblement le taux de défaillance.

La sécurisation des approvisionnements

Dans ces régions, l’acheminement des équipements et des matériaux s’effectue souvent par des voies maritimes ou fluviales, les réseaux routiers et ferroviaires étant souvent sous-développés voire inexistants. Une bonne gestion des risques liés aux intempéries rendant impraticables les voies d’accès au chantier est ainsi essentielle. Le risque est maitrisé notamment en prévoyant l’acheminement de tous les équipements et des matériaux dans des fenêtres bien étroites correspondant aux saisons « chaudes ».

En conclusion, la gestion des risques d’un chantier comme celui de maisons neuves à Laval en hiver doit impérativement être effectuée en amont du démarrage du projet sous peine de graves désagréments en matière de respect du planning et des budgets prévus.